Révolté, Gilles Malapert

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L'humain au coeur de nos territoires...

vendredi 1 juin 2012

Succès du pique-nique citoyen qui a précédé la rencontre publique à la mairie de Montmirey. On y a même fêté l'anniversaire d'un petit Emile de 9 ans ! Un moment de rencontre convivial pour faire connaissance ou se retrouver avant un débat passionné sur les conditions de la réussite du changement. 

La réunion a débuté avec 3 petits films sur les droits des femmes, la transition écologique et le traité européen. En moins de 10 minutes quelques points essentiels du programme du Front de gauche étaient évoqués. Le débat a porté pour une grande part sur les questions d'une autre répartition des richesses.
Patrick Viverge, applaudi par les participants, a mis en avant une autre logique pour se libérer des marchés financiers et permettre à chacun de vivre dignement.

mercredi 30 mai 2012

A ce soir....

Apportez votre pique-nique, les candidats offrent l'apéro !
Et en prime, en début de réunion à la mairie, trois mini-films....

lundi 28 mai 2012

PIQUE NIQUE CITOYEN


avec Patrick Viverge 
et Laurence Bernier
 MERCREDI 30 MAI 2012
à Montmirey-le-château
PIQUE NIQUE CITOYEN
à partir de 19h à La Charme
REUNION PUBLIQUE
à 20h30 à la mairie 

Ceci est une invitation !

dimanche 27 mai 2012

Et vous ?

Avec le Front de gauche, militants, élus ou  citoyens, 
ils prennent la parole !

vendredi 25 mai 2012

3 rencontres pour les droits des femmes

Nous voulons créer les conditions de l'émancipation humaine pour que chacune et chacun puisse construire sa vie libéré-e de toute domination. La bataille pour l'égalité des droits femmes-hommes, pour le droit à disposer de son corps, contre les violences faites aux femmes est incontournable pour toute politique d'avenir.
Toute avancée vers l'égalité est un progrès pour l'ensemble de l'humanité.


3 rencontres pour les droits des femmes et l'égalité !

Jeudi 31 mai à ARBOIS, à 18h, Espace Pasteur
Vendredi 1er juin à DOLE, à 18h, salle du Connemara, 99 avenue du Maréchal Juin
Lundi 4 juin à SALINS, à 18h, Mairie - salle du Poupet

mercredi 23 mai 2012

OTAN, BOUCLIER ANTI MISSILE : QUELLE POLITIQUE INTERNATIONALE ?



 Un article de Gabriel AMARD.

« Le changement, c’est maintenant ». Bien, il était temps. Mais faudrait pas non plus tout changer sous le prétexte de changer. S’il s’agit de la façon de gouverner et de présider, d’accord ; d’examiner la question des retraites, d’accord encore ; de débloquer les salaires mais de bloquer les loyers, d’accord toujours. Mais s’il s’agit d’intensifier l’atlantisme dans la politique étrangère française, en revenant sur ce qui a toujours fait notre spécificité internationale, là je dis non.
Le « non-alignement » de la France a toujours été dans notre tradition. Et plus encore, dans la tradition de la gauche que de la maintenir à un niveau élevé. Or là, même si François Hollande a critiqué (à juste titre) le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN décidé par Nicolas Sarkozy, il ne souhaite pas revenir en arrière. Pire, il a donc accepté suite à son voyage à Chicago que la France que notre territoire national abriterait le dispositif antimissiles américain. Je passe sur le fait que la France devra prendre une partie financière du coût. Mais je ne passe pas sous silence la philosophie qui sous tend tout ceci.
Si les Etats-Unis souhaitent un bouclier antimissiles basé en Europe, c’est parce qu’ils restent arc-boutés sur leur guerre « Occident contre Orient », « l’Alliance contre l’Axe du Mal ». Cette « guerre » n’a aucune autre existence que théorique. Elle fabrique des adversaires là où il n’y en avait pas. Elle est surtout le prétexte d’une politique impérialiste américaine qui va occuper les pays du Moyen Orient dans lesquels il y a du pétrole ou du gaz, et qui ne leur sont pas dévoués. La France ne peut être complice de ceci. Nous n’appartenons pas à un camp ou l’autre, artificiellement créé qui plus est.
Considérer cet épisode d’un strict point de vue militaire n’est mettre en lumière que partiellement les enjeux. « La politique, c’est la guerre par d’autres moyens », paraît-il. Au moment où le Grand Marché Transtlantique va être mis en place, et qu’ainsi toutes les barrières douanières vont être abolies entre l’Europe et les Etats-Unis, faire partie du commandement de l’OTAN et accepter le bouclier antimissiles étasunien sur son sol est tout, sauf un hasard. C’est une cohérence qui place la France comme un pion sur l’échiquier international, dans le camp des USA.
Ce n’est pas la place de notre République dans le concert international, conformément à sa grande tradition d’autonomie qui lui confère cette voix particulière. Ce n’est pas non plus celle d’une France dirigée par la gauche, placée alors aux côtés des forces les plus capitalistes qui soient. Cette stratégie géopolitique fait le jeu des multinationales pétrolières et des spéculateurs des matières premières.
Avec le Front de Gauche, vous pouvez compter sur notre engagement sans faille en faveur de la paix et de l’indépendance française. Mon engagement personnel de député sera à l’image de cette détermination.

mardi 22 mai 2012

A MOUCHARD

Ce lundi soir, c'était la première rencontre publique de la campagne "officielle" des élections législatives. Une trentaine de personnes à Mouchard.



Patrick Viverge ouvre le débat sur l'Europe, très vite interrompu par un participant, nouveau dans le coin, venant de Strasbourg qui lui demande de se présenter. Patrick précise qu'il n'a qu'un mandant, conseiller général, car il applique le principe du non cumul. Je me présente à mon tour. Du coup, la première question est pour moi, sur l'éducation. On veut savoir ce que propose le Front de Gauche par rapport aux postes supprimés depuis 2007 dans les écoles. Evidemment pour nous, il s'agit de rétablir tous ces postes supprimés au nom de la logique comptable du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Celle-ci a entrainé nombre de fermeture d'écoles rurales, comme chez nous l'an dernier à Peintre et Offlanges, mais touche aussi les postes de remplaçants, et surtout les RASED qui ont de moins en moins de moyens pour aider les élèves en difficultés.


 Ce qui m'a frappé dans cette rencontre, c'est le besoin de débattre et de débattre sur  le fond des questions de politique nationale. L'élection présidentielle a créé un appétit. Tout y passe, la santé, les transports, les banques,  les salaires, la précarité, les traités européens, la 6ème république, l'argent.... Sur chacun de ces thèmes, ce ne fut pas un "questions-réponses" entre les candidats et la salle, mais un vrai débat où chacun apporte sa pierre.
Ce soir, la parole était au peuple !

dimanche 20 mai 2012

SOLIDARITE AVEC L'ECOLE TIKONTI

C'était mon premier voyage au Burkina Faso et j'espère bien y retourner. J'y ai tissé des liens forts (en une semaine seulement !) et beaucoup appris, notamment que ceux qui ont peu (matériellement) sont prêts à tout partager. Et nous avons encore beaucoup à apprendre...

Quelqu'un m'a dit à Fada : "Vous avez une société bâtie sur la science, le confort (j'ai pensé : surtout sur  l'argent !) ; la société africaine est bâtie sur l'humain, la famille, l'entraide".

Si je m'inscris dans une démarche de solidarité, ce n'est pas pour apporter notre mode de vie, pour y transposer nos besoins.
Je transmets ici les projets mis en oeuvre par nos amis, avec leur association, et le soutien de toute la communauté.

D'ABORD, QUELQUES INFOS SUR LE BURKINA FASO
Pays d'Afrique de l'Ouest (ex Haute Volta, le Burkina Faso, "Pays des hommes intègres" est entouré entre autres du Mali au Nord et de la Côte d'Ivoire au sud-ouest. Il n'a pas d'accès à la mer.

C'est un pays à forte densité de population et aux ressources naturelles limitées.
D'une superficie de 274 000 km2 (la moitié de la France), sa capitale est Ouagadougou. La langue officielle est le français ; 64 autres langues existent, dont les plus courantes sont le Mooré, le Dioula, le Gulmancéma et le Foulfouldé.

QUELQUES CHIFFRES :
  • 14,7 millions de Burkinabés (2006)
  • 50 % de la population a moins de 18 ans (en France 22 %)
  • la population est rurale à 75 %
  • Taux de natalité : 46/1000 (2008)
  • Taux de mortalité des moins de 5 ans : 166/1000 (2009)
Les principales maladies infectieuses sont : le paludisme, la fièvre jaune, des fièvres bactériennes ou protozoaires, le VIH, l'hépatite A et la schistosomiase.
  • 78 % de la population de plus de 15 ans ne sait ni lire, ni écrire
  • le taux d'alphabétisation est de 29,4 % pour les hommes et de 15,2 % pour les femmes.
  • l'espérance de vie scolaire est de 6 ans.
Sur l'ensemble des 56 pays africains, le Burkina Faso est à la 49ème place pour son taux de scolarisation.

L'ABB avait proposé à notre école une correspondance scolaire avec l'école Tikonti. C'est dans ce cadre là que je suis partie avec une collègue à Fada N'Gourma, pendant les vacances de Pâques. Tous les jours de cette semaine, j'étais à l'école avec les enfants et nos collègues. Nous avons vu le travail remarquable qu'ils effectuent malgré les conditions matérielles difficiles. Ils sont  motivés et plein d'énergie.

J'ai décidé de chercher des classes partenaires afin de pouvoir mener la correspondance scolaire avec les 12 classes des écoles A et B. (Il n'y en a que 7 dans mon RPI).
Mais j'ai aussi pensé utile de servir de "témoin" pour soutenir le projet porté par l'ABB (Association des Burkinabés de Bourgogne) pour aider au développement de la scolarité des enfants à Fada N'Gourma, chef lieu de la province du Gourma à l'est du Burkina Faso et plus précisément à Tikonti.

La commune de Fada compte plus de 40 000 habitants et est dotée de 32 écoles primaires dont 10 écoles privées. La ville est composée de 11 secteurs.
Tikonté est située au secteur 9, à 3 km du centre ville. Isolé par un barrage avec une digue, ce quartier est difficile d'accès pendant la saison des pluies.

Les deux écoles de Tikonti A et B comprennent chacune :

- un bâtiment de 3 classes construites avec un petit bureau et un lieu de stockage.


- 3 classes sous hangars en paille doivent être renouvelées chaque année.

- une cuisine dépourvue de toiture

et 7 toilettes sèches.


L'école Tikonti A compte 361 élèves, 186 garçons et 175 filles.
Environ 120 élèves vivent dans une grande pauvreté, les parents n'arrivent pas à fournir le minimum de matériel scolaire, ni à payer les frais de cantine.
Il y a 7 enseignants, dont 5 femmes.

L'école ne possède pas l'eau courante, ni d'accès direct à l'eau. Le forage qui alimente tout le quartier est toutefois situé à proximité et reste le seul point de ravitaillement des écoles, mais il n'est pas facile d'accès, surtout en période de pluies.



Notre projet de solidarité vient en appui des demandes des enseignants, formulées lors d'un conseil des maîtres auquel nous avons participé et que nous avons relayé auprès de l'Inspecteur de la la circonscription de Fada, M. Justin L. Ouoba.


Il s'agit d'appuyer les communautés dans le développement de leur projet éducatif.

L'ABB veut favoriser l'autonomie des communautés dans le respect de leur culture. Tous les acteurs (communautés villageoises, Etat, associations locales, parents d'élèves, enseignants) décident, élaborent, mettent en oeuvre et évaluent leurs propres projets de développement, pour l'intégration sociale et professionnelle des plus vulnérables.  L'association les soutient dans leur démarche et veut sensibiliser et mobiliser l'opinion publique pour un monde plus juste et équitable, pour faire de l'éducation un outil clé de prévention et de résolution des conflits.

DANS UN PREMIER TEMPS, NOUS VOULONS AIDER

  • au remplacement des classes paillottes par des classes "en dur" permettant l'accueil de tous les enfants TOUTE L'ANNEE, dans de bonne condition ;
  • à l'électrification de l'école :
  • à l'amélioration de l'accès à l'eau potable, par la construction d'un puits dédié à l'école qui permett la mise en place d'un jardin afin d'améliorer la qualité nutritive de la cantine scolaire dans le but de pallier à la dénutrition d'une grande partie des enfants.

Si vous voulez aider ce projet, contactez-moi. Vous pouvez libeller vos chèques à l'ordre de l'ABB.
A bientôt pour une projection de  photos, de films.... 







jeudi 17 mai 2012

Pour l'emploi et le respect des droits des salariés

Mardi 15 mai, Jean-Luc Mélenchon a adressé un courrier au nouveau Premier Ministre afin de l’interpeller sur le sort d’une vingtaine d’entreprises en lutte et de leurs salariés. Jean-Luc Mélenchon a ainsi demandé à Jean-Marc Ayrault d’agir rapidement pour en finir avec les pratiques des patrons voyous. 


Monsieur le Premier Ministre, Cher camarade,

L’élection de François Hollande et votre nomination ouvrent une possibilité pour qu’enfin les exigences de notre peuple soient entendues. Composante décisive de la victoire, les nôtres veulent recueillir les fruits du changement.
Je sais que tout ne se fait pas en un jour. Pour l’immédiat cependant je veux attirer votre attention sur la situation intolérable d’une vingtaine d’entreprises emblématiques et de leurs salariés.

Certaines décisions peuvent immédiatement être prises par simple décret ou par l’action du gouvernement pour résoudre ces situations d’urgence. Notamment pour faire appliquer les décisions de justice rendues en faveur des salariés. Agissez pour faire appliquer les jugements qui ont donné raison aux ouvrières de Sodimédical et ordonné le versement de leurs salaires non payés depuis sept mois.

D’autres propositions nécessitent des modifications législatives. Je forme le vœu qu’elles soient soutenues dès cet été par le gouvernement lors de leur présentation à l’Assemblée nationale par les députés du Front de Gauche.
Par la loi, il est possible dès à présent de stopper l’hémorragie industrielle grâce à :
  • L’interdiction des licenciements boursiers et suppressions d’emplois dans les entreprises bénéficiaires. Cette mesure de bon sens économique vise à empêcher des saccages comme ceux de Continental ou Samsonite. Elle empêcherait les actionnaires de préparer de nouvelles suppressions d’emplois dans des groupes bénéficiaires, de l’automobile (PSA, Renault etc), à la chimie (Sanofi-Aventis) en passant par les banques.                                                                        
  • La création d’un droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation et l’obligation d’examiner les propositions des salariés. Ces droits nouveaux des travailleurs permettraient par exemple aux salariés de l’automobile de Sevelnord ou de PSA Aulnay de faire entendre leur point de vue à des actionnaires jusqu’ici tout puissants.                                                  
  • Un droit de préemption de l’activité par les salariés réunis en coopérative, avec un soutien juridique et financier public, comme le réclame depuis plus de 600 jours les salariés de l’usine Univelever-Fralib. Un tel droit aurait aussi permis d’envisager sous une perspective autrement plus positive la reprise de l’activité de SeaFrance.                                                                                                 
  • L’adoption de sanctions pour punir les atteintes aux »éléments essentiels du potentiel économique de la Nation » prévues à l’article 410-1 du code pénal. Parmi ces sanctions devrait figurer la réquisition des sites industriels d’intérêt général en danger. C’est le cas d’ArcelorMittal à Florange où l’arrêt des hauts fourneaux menace la souveraineté industrielle de la France en matière d’acier. Un tel droit de réquisition empêcherait également le dépeçage d’Arkéma, leader français du PVC. Il permettrait également de dissuader des entreprises comme Alstom de se séparer d’activités hautement qualifiées comme la fabrication des ailettes de turbines.                                                  
  • L’instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental. Ces protections passent aussi par des mesures d’harmonisation sociale par le haut dans les entreprises de transports, en particulier maritime où des milliers d’emplois sont menacés comme à la SNCM et à la CMN.                                                                                                
  • La mise en place de « plans écologiques de filières industrielles » pour mettre en relation les entreprises entre elles autour d’un projet ambitieux comme, par exemple, entre la papeterie M’Réal dans l’Eure et la raffinerie Petroplus en Seine Maritime.                                                                   
  • La protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d’ordre, permettrait de pérenniser de nombreuses productions de haut niveau comme celle de PreventGlass, des Fonderies du Poitou ou encore de Faurécia.
Enfin, Monsieur le Premier Ministre, je vous demande solennellement d’intervenir pour faire cesser les poursuites engagées par le précédent gouvernement contre de nombreux syndicalistes comme Xavier Mathieu ou les agents « robins des bois » d’EDF et de GDF.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, cher camarade, l’expression de ma très haute considération.
Jean-Luc Mélenchon.

mercredi 16 mai 2012

Dans la Voix du Jura


La Voix du Jura publie aujourd'hui ma tribune libre dans la rubrique Idées. Mon premier souhait, la création d'un vrai ministère des Droits des Femmes vient de se concrétiser. Et maintenant, passons au  deuxième : beaucoup de députés du Front de Gauche, pour voter une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel .... pour commencer !

Je publie ci-dessous le texte de l'article. 
 
Vite, une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel !

dimanche 13 mai 2012

Droits des femmes

Les médias s'intéressent aux droits des femmes.
Mercredi j'étais l'invitée de la rédaction sur France Bleue pour répondre en direct sur la question de l'abrogation du délit de harcèlement sexuel. Cliquer sur le lien pour écouter :


http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=a1616eb085ca096ee5d260a613c52306&1f4968af86c1a38b64d5dc443150192b_info_mode=stories&info_date=2012-05-09&info_keyword=&info_theme=

Jeudi, Karine Jourdant pour Le Progrès m' a accordé une page d'interview sur le même sujet. J'y précise clairement que la loi devait être modifiée et que le conseil constitutionnel aurait pu différer l'abrogation pour permettre une réécriture sans créer un vide juridique qui laisse les victimes sans recours pour tous les dossiers en instance.



Cela  n'a pas du plaire à  l'ancien conseiller régional de droite, ancien maire UMP de Poligny, Yves-Marie Lehman qui s'est permis de dire dans l'édition de samedi matin qu'il était positif d'abroger cette loi ... sans penser deux minutes aux victimes !


Dans son édition de mercredi prochain, le 16 mai , la Voix du Jura m'accorde une tribune libre.

Bonne lecture, et merci d'avance de votre soutien pour défendre les droits des femmes, et notamment leur droit au travail.

Ci-dessous, le texte de l'article du Progrès.

samedi 12 mai 2012

Rendez vous Mardi 15 à Sampans


Le 6 mai 2012, nous avons viré Sarkosy. C'était notre principal objectif et nous l'avons remporté. Aujourd'hui un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas.

Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.
Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

  • Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.
  • Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en dessous de ceux de leurs collègues masculins.
  • Il faut de très nombreux députés qui placent la transition écologique au coeur de la transformation sociale, la culture et l'éducation au coeur du développement humain.
Cela implique de mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

Notre circonscription est une de celles où un député FRONT DE GAUCHE peut être élu. Chacun de nous peut y contribuer.
Nous vous invitons à participer à une grande assemblée de toutes celles et tous ceux qui veulent assurer la victoire de Patrick Viverge et Laurence Bernier, candidats du Front de Gauche aux élections législatives :Mardi 15 mai à 20h30 à la salle des fêtes de Sampans, pour organiser ensemble ce mois de campagne qui sera décisif pour l'avenir.

Si vous connaissez des soutiens qui n'ont pas reçu cette information, invitez-les ! Co-voiturez jusqu'à Sampans !

Le Front de Gauche de la 3ème circonscription

mardi 8 mai 2012

FB !


Le Front de gauche de Dole a maintenant sa page facebook. Allez-y donc voir !

http://www.facebook.com/pages/Front-de-gauche-de-Dole-Jura/386700664716132?notif_t=page_new_likes

Droits des femmes et médias


Suite à l'envoi de mon communiqué de presse*, les médias m'invitent à parler de l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel.
Je serai en direct sur RADIO BLEUE BESANCON, demain mercredi à 8h10 et dans la matinée, je serai interviewée par Le Progrès.

Je me réjouis que ce recul pour les droits et la dignité des femmes ne passe pas inaperçu. Nous avons besoin de cette médiatisation pour qu'un nouveau texte de loi soit adopté par la prochaine assemblée nationale.
Il faudra aussi bien choisir nos députés. hé, hé !

*voir mon message de samedi 5 mai

lundi 7 mai 2012

Hollande Président


On a battu Sarko !
On a scruté l'écran, avec inquiétude, pendant les dernières minutes nous séparant de l'affichage du 20h00.
Et l'info est tombée : François Hollande est président de la république. Joie et soulagement ! 


Je ne pouvais imaginer 5 ans de plus avec ce président qui n'a eu de cesse de satisfaire le Medef en rendant la vie plus difficile, plus précaire pour les plus fragiles. 5 ans de casse de l'école, de la santé, des services publics en général. 5 ans à attiser les divisions entre les jeunes et les anciens, les hommes et les femmes, les  vrais français et ceux issus de l'immigration, les vrais travailleurs et les autres...
Impossible de tout énumérer...
Maintenant tout commence, tout peut changer !  Un espoir se lève en France et pour les peuples d'Europe que cette victoire encourage.

François Hollande a été élu pour faire une autre politique.  Et pour y parvenir, il faudra se saisir du 3ème tour : les élections législatives.
Elles devront donner une majorité de gauche au nouveau président, avec des députés exigeants, pour voter des lois donnant vie au changement attendu, tournant le dos à l'austérité. 


La garantie c'est d'élire de nombreux députés du Front de Gauche. Dans notre circonscription, ce député sera Patrick Viverge, un homme libre et déterminé. Pour faire entrer l'humain d'abord à l'assemblée nationale, pour une politique qui place l'écologie au coeur de la transformation sociale.

C'est avec fierté que je suis sa suppléante et  lui apporte tout mon soutien, et j'espère le vôtre.

samedi 5 mai 2012

NON A L'ABROGATION DE LA LOI SUR LE HARCELEMENT SEXUEL



En 1991, avec l'Union des Femmes Françaises (devenue Femmes Solidaires), j'ai écrit et proposé une proposition de loi contre le harcèlement sexuel. Cette proposition a été la base de la loi adoptée par l'Assemblée nationale en 1992, complètée en 1993 par le Code du Travail.Ce texte a été modifié en 2003 pour élargir son propos rendant plus floue la définition du délit.





ABROGATION DE LA LOI SUR LE HARCELEMENT SEXUEL
Une grave attaque contre les droits des femmes !




A la veille du 2ème tour de l'élection présidentielle, le Conseil Constitutionnel a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et vient de l’abroger.
C’est un recul dans l’histoire de notre pays. On ne peut rayer d’un trait une des conquêtes chèrement acquises par le mouvement pour les droits des femmes et le mouvement social, l’avancée de toute la société.
Concrètement, cela signifie que 20 ans après le vote de la loi (en 1992) les victimes de harcèlement sexuel n’ont plus aucun recours pour le dénoncer. C'est une décision lourde de conséquences pour toutes celles et ceux qui attendent depuis parfois plusieurs années que justice soit rendue et cela enterre toutes les affaires en cours.

A la demande d'un ancien député UMP, condamné pour harcelement sexuel en 2011, le Conseil Constitutionnel  - qui ne comprend que 2 "sages" femmes - répond par un message d’impunité totale à tous les harceleurs sexuels en France ; il choisit d'encourager des pratiques moyenâgeuses, des comportements de domination favorisés par le développement du chômage et de la précarité. Cette décision est prise au moment où les femmes osaient enfin parler, dénoncer :  80 affaires sont jugées chaque année, alors même que la loi abrogée ménageait déjà largement les droits des harceleurs.

La loi - qui était perfectible - n'aboutissaient pas à des condamnations abusives mais à l'exact opposé ! En effet, de nombreuses agressions sexuelles - un délit puni par 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende - étaient requalifiées en harcèlement sexuel, qui, lui, est puni par un an de prison et 15 000 euros d'amende. 
 
Pour contrer cette décision criante d’injustice, une nouvelle loi doit être rédigée au plus vite car
même si le législateur intervient en urgence dès juillet pour créer un nouveau délit (...) la loi pénale n'est pas rétroactive et ne pourra donc s'appliquer aux affaires en cours à la date d'aujourd'hui.
Ce matin, à Paris, lors du rassemblement contre l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel, de nombreuses femmes avec leurs associations ont porté plainte contre le conseil constitutionnel pour troubles à l'ordre public et mise en danger de victimes de harcèlement sexuel. Le parquet a accepté la plainte, c'est une première historique !

Comme femme, militante, élue, je m’engage, aux côtés de Patrick Viverge, pour qu’un nouveau texte de loi soit rédigé, adopté et mis en œuvre au plus vite.



jeudi 3 mai 2012

Aucune hésitation


Dimanche, le 6 mai, je me saisis du vote HOLLANDE pour chasser SARKOSY !

Retour d'Afrique

Je suis rentrée Lundi après-midi du Burkina Faso. Le "pays des hommes intègres" porte bien son nom et on y privilégie l'humain d'abord, la solidarité.
J'ai encore un peu de mal à faire le tri dans  mes idées, mes émotions, mes souvenirs et ... mes photos.
Mais cela ne saurait durer...


Ecole Tikonti à Fada N'Gourma

Et un beau texte de Annie Ernaux


1er-Mai, alerte à l'imposture !
Le président-candidat a annoncé la tenue d'un " grand rassemblement " pour célébrer la Fête du travail. Ne laissons pas la droite s'approprier ce jour de mémoire et de combat
Stupeur, colère - il ose faire ça ! -, ma première réaction à la proclamation de Nicolas Sarkozy de fêter " le vrai travail " le 1er mai sur la place de la Concorde. Puis la sensation d'une blessure. Celle infligée à la mémoire des luttes de plus d'un siècle, partout dans le monde, pour l'obtention de droits sociaux, d'un temps de travail défini et limité, huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, contre un patronat sûr de la légitimité de sa domination, qui ne voulait aucune règle. Des luttes qui, répétées, tenaces, aboutiront en France au Front populaire, changeant la vie de la majorité des gens. Mais aussi des luttes dans lesquelles des ouvriers ont été blessés, sont morts : le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, un homme, quatre garçons et quatre filles entre 14 et 20 ans ; le 1er mai 1906 - l'année de naissance de ma mère qui travaillera dans une usine dès l'âge de 12 ans -, deux morts à Paris.
 
Même si sa signification s'est affadie, même s'il est surtout accueilli comme la chance d'un jour férié, si les défilés et rassemblements sont plus ou moins nombreux, le 1er-Mai est un " lieu de mémoire ", tel que l'a défini l'historien Pierre Nora, c'est-à-dire de fête, d'emblème, de monument, etc., où s'incarne la mémoire nationale. Autant qu'un symbole de la lutte internationale des travailleurs, il est un lieu de la mémoire sociale des Français et il n'est, je crois, personne qui ne le ressente comme associé à l'idéal républicain de liberté, d'égalité, de fraternité. A preuve, le 1er mai 2002, qui a vu un million et demi de citoyens descendre dans les rues pour manifester leur attachement à ces valeurs.
 
Le propre de ce gouvernement a été d'oser tout. De nous surprendre en osant tout. D'avoir toujours un temps d'avance sur ce qu'on pouvait imaginer. En ces derniers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy aux abois s'empare sans vergogne de la fête du 1er-Mai, la confisque à son profit pour faire coup double : occuper le terrain dans tous les sens du terme à la place des syndicats et de la gauche, passer sur ces corps intermédiaires dont il souhaite la suppression, qu'il méprise ouvertement - " quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ", s'est-il vanté naguère - faire l'événement du jour et se rallier les électeurs de Marine Le Pen, voire d'autres, que ce slogan du " vrai travail " séduirait, comme il y a cinq ans celui de " remettre la France au travail ".
En 1941, Pétain avait fait main basse sur le 1er-Mai pour le vider de son sens de lutte internationale, remplaçant la Fête des travailleurs par la " Fête du travail et de la Concorde sociale ". Les contextes historiques diffèrent mais on peut assimiler la captation du 1er-Mai par Nicolas Sarkozy à celle de Pétain. Pour les tristes raisons que l'on sait, le chef de Vichy faisait appel à " l'union nationale ", Nicolas Sarkozy, lui, est clairement dans une stratégie de division nationale, la même qu'il applique avec constance depuis qu'il a été élu. C'est uniquement là qu'il n'a pas varié et que, malheureusement, il a obtenu ses meilleurs résultats, peut-être, hélas aussi, les plus durables.
 
Gouverner, c'est diviser, tel est le système Sarkozy. Mais diviser en stigmatisant, en dressant une partie de la population contre l'autre. Depuis 2007, il n'a eu de cesse de créer, d'inventer, par son discours, deux catégories de citoyens, dont l'une est désignée comme responsable des problèmes de l'autre, qu'elle menace sourdement. Ces catégories sont mouvantes, mais toujours tranchées, Français/immigrés, travailleurs/assistés, gens honnêtes/délinquants, victimes...
Le discours sarkozien les a si bien installées dans nos habitudes de pensée, ces catégories, qu'il n'est plus besoin qu'elles soient expressément désignées, l'allusion suffit, instantanément décodée par tout le monde, avec les connotations négatives qui leur sont associées. Ce qui est bien sûr le cas ici avec l'expression " vrai travail ", qui sous-entend non l'existence absurde d'un faux travail ni même de faux travailleurs (sauf peut-être sans-papiers, clandestins) mais celle de " faux chômeurs ", qui ne cherchent aucun travail, des " assistés ", terme en vogue depuis cinq ans, donc une catégorie de profiteurs paresseux, naguère soupçonnés de faire la grasse matinée, quand d'autres " se lèvent tôt ".
Dans ce système binaire qui violente la réalité complexe du pays, sa diversité sociale et culturelle, qui attise les haines, il y a, d'un côté, une France méritante, courageuse, respectueuse des lois, la " vraie " France, légitime sur son sol ancestral, et de l'autre, une population indigne qui n'a pas vocation à incarner cette vraie France, constituée qu'elle est de " communautés " - terme d'exclusion dans le répertoire du chef de l'Etat, repris par les médias sans discussion - d'origine étrangère, d'individus parasites. Un ensemble flou, menaçant, auquel, selon les moments et les circonstances, sont adjoints les grévistes, les profs, voire les juges, censés relâcher tous les délinquants, et " les élites ". La vraie France a droit à des flots de compassion, parce qu'elle " souffre ", leitmotiv de la campagne de Sarkozy, l'autre, souvent la plus pauvre et la plus fragile, est vilipendée, livrée en pâture à la première comme source de ses malheurs.
 
On se souvient peut-être d'une séquence télévisuelle de 1987 qui montrait le candidat Sarkozy en campagne, évoluant dans un wagon du RER au milieu des voyageurs tranquilles. Il se penche vers une dame assise, l'interpelle avec une incroyable, étrange excitation : " Vous avez peur, hein, madame, vous avez peur ? " La voyageuse le regarde avec étonnement, presque de l'ahurissement, sans répondre. Véritable scène révélatrice et annonciatrice de la gouvernance qu'il a mise en oeuvre depuis cinq ans : susciter la peur, des fantasmes de peur, pour apparaître comme le protecteur.
C'est là toute l'imposture de ce qu'on ne saurait pas même appeler une idéologie, mais un plan cynique pour occulter une politique qui favorise les banques, les patrons du CAC 40, les actionnaires, les bailleurs de multiples appartements, les hauts revenus et les exilés fiscaux. L'imposture, elle est là encore, évidente, révoltante, dans cette communion prévue le 1er mai autour d'une valeur travail déconnectée de l'emploi et du salaire, de la hausse des loyers, des étiquettes de prix au supermarché et du coût des soins dentaires.
Quel travail, où le travail, quand des usines licencient, ferment du jour au lendemain, que les files d'attente s'allongent à Pôle emploi ? Pour qui le travail, à la couleur de la peau, à l'âge ou au diplôme ? Comment le travail, dans une atmosphère de harcèlement, dans les déplacements quotidiens au bout du RER ou les trajets de 50 km à l'aube ? Combien le travail, 1 000, 1 500 euros dont il faut déduire le loyer de 500 euros ? Rien de tout cela n'importe à un candidat qui, depuis cinq ans, n'a cherché qu'à déréglementer le travail, à l'imposer le dimanche, à détruire le service public d'éducation et de santé, à " rassurer les investisseurs ".
Le 1er-Mai de Sarkozy et de l'UMP, c'est en réalité la fête du libéralisme dur, " décomplexé ", dont l'ambition est de néantiser la représentation syndicale et d'étouffer les luttes sociales. Place de la Concorde, derrière les majestueuses fenêtres de l'Hôtel Plazza et des appartements de 300 m2, les gens pourront regarder le spectacle avec amusement.
 
C'est tout à l'honneur de François Hollande de rompre avec cette vision d'une France en guerre contre l'autre, par exemple en refusant, ces jours-ci, de revenir sur son projet de vote des étrangers aux élections locales, vote qui rapprocherait les habitants, oeuvrerait à ce vivre-ensemble qui se réalise peu à peu et sans drame dans des villes de la grande banlieue, comme celle où je réside. Ou en s'opposant au principe d'une " présomption de légitime défense " pour les policiers, issue du programme de l'extrême droite, porte ouverte à tous les droits en matière de répression, pierre angulaire d'un système policier.
Il faut casser cet imaginaire de suspicion et de haine qui empoisonne le pays, mais cela ne se fera qu'en engageant la lutte pour un partage des richesses, l'égalité dans l'éducation, l'accès aux soins, à la culture, des conditions de vie meilleures pour tous. Pour une République sociale.
 
Annie Ernaux
Née en 1940, Annie Ernaux est agrégée de lettres modernes et a enseigné au lycée avant de devenir écrivaine dans les années 1970. Auteure de nombreux romans en partie autobiographiques, elle a obtenu plusieurs prix, dont le prix Renaudot en 1984. Elle revendique dans son oeuvre littéraire une démarche empruntée aux sciences humaines, inspirée
par la sociologie de Pierre Bourdieu. Son dernier ouvrage est " L'Atelier noir " (Editions des Busclats, 2011)